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Le Shānghán lùn 伤寒论 Traité sur les blessures par le froid compte 398 méthodes et 113 formules que les étudiants trouvent souvent complexes et difficiles à mémoriser. Dans le texte qui suit les méthodes et formules sont regroupées de façon à créer un réseau cohérent, ce qui facilite leur mémorisation, leur maîtrise et leur assimilation.
Tàiyáng 太阳
Explication séquentielle des maladies du tàiyáng
Tàiyáng et maladie du tàiyáng
« Tài 太 » signifie « grand (dà 大) ». La plus grande surface du corps humain est celle de la peau ; c’est pourquoi le yáng de la surface cutanée est appelé tàiyáng (grand yáng). La surface de la peau est le lieu où circulent le róng (nutritif) et le wèi (défensif). Le róng circule à l’intérieur des vaisseaux, le wèi circule à l’extérieur des vaisseaux. Le principal est le wèi qì (qì défensif 卫气), avec le soutien du róng qì (qì nutritif 荣气), il exerce une fonction de protection de l’externe, qui consiste à réchauffer les chairs, à remplir la peau, à nourrir les espaces interstitiels et à gouverner leur ouverture et leur fermeture. Par conséquent, la fonction du tàiyáng est en réalité la fonction du wèi qì qui circule à la superficie du corps. Les anciens commentaires disaient : « Le tàiyáng est la barrière protectrice du corps ; il gouverne la surface cutanée et régit le róng et le wèi ». « Régir le róng et le wèi » signifie que la fonction du tàiyáng englobe celles du róng et du wèi.
Puisque le tàiyáng gouverne la superficie et régit le róng et le wèi, la réaction pathologique du róng et du wèi conséquence d’une atteinte de la superficie par une perversité externe est appelée maladie du tàiyáng 太阳病. Par exemple, si le wèi qì, pour lutter contre la perversité, se précipite de toutes ses forces vers la superficie du corps, il y aura un pouls superficiel et de la fièvre, en même temps, comme il ne peut plus assurer normalement sa fonction de protection externe, il y aura inévitablement une crainte du froid. Ces manifestations anormales de la couche wèi à la superficie du corps sont les symptômes obligatoires de la maladie du tàiyáng.
Bien que le pouls superficiel, la fièvre et la crainte du froid soient des symptômes que l’on retrouve inévitablement dans la maladie du tàiyáng, il n’est pas possible à proprement parler de qualifier cette situation de maladie du tàiyáng, on peut juste parler d’un syndrome de superficie 表证. Se baser uniquement sur ces quelques symptômes n’est pas suffisant pour affirmer qu’il s’agit d’une maladie du tàiyáng, car lors de l’atteinte d’autres méridiens, en phase initiale, le tableau peut aussi présenter un tel syndrome de superficie. Par conséquent, pour affirmer qu’il d’une maladie du tàiyáng, il faut, en plus du syndrome de superficie, la présence d’une caractéristique exclusive qui est la douleur et raideur de la tête et de la nuque. Ce n’est qu’alors que l’on peut affirmer que la maladie n’est pas seulement à la superficie, mais aussi dans le méridien du tàiyáng. C’est là la maladie typique du tàiyáng.
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Classification et Traitement des maladies du tàiyáng
Dans une maladie du tàiyáng, l’altération de la fonction du wèi qì ne se manifeste pas seulement par de la fièvre et une aversion pour le froid, mais elle affecte aussi inévitablement sa fonction de gouverner l’ouverture et la fermeture, se manifestant alors par la présence ou l’absence de transpiration. En situation normale, le wèi qì peut toujours ouvrir et fermer afin de réguler la température corporelle et s’adapter aux besoins d’excrétion des glandes sudoripares. Mais après une atteinte par une perversité, la situation est différente. Chez certaines personnes, le wèi qì ne fait qu’ouvrir sans fermer ; chez d’autres, il ne fait que fermer sans ouvrir. Les personnes pour lesquelles il y a ouverture et pas fermeture transpirent, et la transpiration affaiblit le róng, rendant le pouls superficiel et relâché. Les personnes pour lesquelles il y fermeture et pas ouverture ne transpirent pas, sans transpiration, le róng n’est pas affaibli et le pouls est superficiel et serré. Les personnes qui ont un pouls superficiel et serré présentent inévitablement des douleurs corporelles ; celles qui ont un pouls superficiel et relâché n’ont pas de douleurs corporelles. C’est ainsi que se forment les deux grands types d’affection du tàiyáng : l’absence de transpiration est un signe de contraction et de resserrement, on l’appelle « blessure du froid du tàiyáng 太阳伤寒 » ; la présence de transpiration est un symbole de drainage et de dispersion, on l’appelle « attaque de vent du tàiyáng 太阳中风 ».
Le point crucial qui différencie l’atteinte par le froid de l’atteinte par le vent est cette différence dans l’ouverture et la fermeture du wèi qì, qui entraîne à son tour une différence de force du yīn nutritif (荣阴). Cela crée des conditions internes différentes pour leur évolution future, et fournit une base fiable pour le diagnostic différentiel et le traitement.
En ce qui concerne la fièvre de la maladie du tàiyáng, bien qu’il existe des différences de degré de cette fièvre (la fièvre est forte dans la blessure du froid du tàiyáng et légère dans l’attaque de vent du tàiyáng), elle correspond toujours à une stimulation pathologique du wèi qì après l’atteinte par la perversité. En terminologie médicale, cette situation est qualifiée de « wèi fort » (卫强). Un wèi fort nécessite une sudorification pour disperser le wèi, et disperser le wèi, c’est chasser la perversité. Pour la blessure par le froid avec absence de transpiration et pouls superficiel et serré, la clé est d’ouvrir les pores de la peau. Pour cela il faut utiliser Máhuáng tāng 麻黄汤 pour effectuer une forte sudorification. Pour l’atteinte par le vent avec transpiration et pouls superficiel et relâché, non seulement on ne peut pas utiliser máhuáng 麻黄, mais il faut de plus tenir compte de la faiblesse du róng. On ne peut donc utiliser que Guìzhī tāng 桂枝汤. Dans Guìzhī tāng, on trouve l’association sháoyao 芍药 — gāncǎo 甘草, association de l’acide et du doux qui produit du yīn ; et, l’association guìzhī 桂枝 — gāncǎo 甘草, association du piquant et du doux qui assure une douce sudorification. Celle-ci est donc la plus adaptée pour un syndrome d’attaque par le vent du tàiyáng avec transpiration. Ainsi, Máhuáng tāng et Guìzhī tāng sont les deux formules principales pour traiter la maladie du tàiyáng par sudorification.
Bien que la partie sur la maladie du tàiyáng dans le Shānghán lùn soit volumineuse, la classification et le traitement de la maladie du tàiyáng sont aussi simples que cela. Le reste ne concerne pas des maladies du tàiyáng pures ou typiques, mais des syndromes concomitants (jiānzhèng 兼证), des syndromes combinés ( jiāzhèng 夹证) ou des syndromes transformés (biànzhèng 变证) de la maladie du tàiyáng.
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Syndromes concomitants, combinés et transformés de la maladie du tàiyáng
Le processus de la maladie est celui d’une entre le droit et le pervers. Comme la gravité de l’atteinte par la perversité et la constitution du patient sont variables, non seulement peuvent apparaître différents syndromes concomitants ou combinés, mais peuvent aussi apparaître des conséquences variables de la lutte (entre droit et pervers) conduisant à des syndromes transformés. Parfois, c’est la guérison ; parfois, on s’en approche ; parfois, en même temps que le syndrome de superficie, il y a différents syndromes concomitants ; parfois aussi, bien que le syndrome de superficie ait disparu, d’autres symptômes apparaissent. Des maladies chroniques latentes peuvent aussi resurgir simultanément à une maladie du tàiyáng. En somme, l’apparition des maladies n’est pas un processus stéréotypé, et il est impossible que ce processus soit figé sur un tableau clinique donné. Il convient donc d’exposer brièvement les symptômes et le traitement des syndromes concomitants, combinés et transformés de la maladie du tàiyáng.
Syndromes concomitants 兼证
Dans une blessure par le froid avec pouls superficiel et serré, douleurs corporelles, absence de transpiration, et simultanément, agitation, c’est que le qì yáng est trop fortement bloqué. La nature piquante et tiède de Máhuáng tāng 麻黄汤 n’est pas adapté à cette agitation. Il convient, sur la base de cette formule, de doubler la dose de máhuáng 麻黄 et d’ajouter shígāo 石膏, jiāng 姜 et zǎo 枣, pour la transformer en une puissant formule piquante et fraîche, Dà qīnglóng tāng 大青龙汤 qui libère vigoureusement le yáng stagnant.
Si le blocage du yáng qì dure relativement longtemps, róng et wèi stagnent, ce qui fait que le pouls, de superficiel et serré, devient superficiel, relâché et avec de la force. Dans ce cas, bien que le corps ne soit pas douloureux, il n’est ni léger ni agile, mais il peut y avoir des moments de légèreté intermittente, cette situation est différente de celle d’une maladie du shàoyīn, et indique que la perversité externe est devenu tenace et difficile à déloger. On utilise alors aussi Dà qīnglóng tāng 大青龙汤.
Une maladie du tàiyáng avec raideur de la nuque et du dos concomitantes signe le fait que la perversité a pénétré dans les points shū 输 du méridien. S’il n’y a pas de transpiration, on utilise Gégēn tāng 葛根汤, s’il y a de la transpiration, on utilise Guìzhī gégēn tāng 桂枝加葛根汤, pour simultanément dégager la perversité des points shū du méridien.
En cas d’attaque de vent du tàiyáng avec simultanément dyspnée, ou si après une purgation erronée d’une maladie du tàiyáng, le syndrome de superficie n’est pas résolu et une légère dyspnée apparaît, il faut ajouter à Guìzhī tāng 桂枝汤 hòupò 厚朴 et xiǹgrén 杏仁 [Guìzhī jiā hòupò xìngzi tāng 桂枝加厚朴杏子汤].
Syndromes combinés 夹证
Si le patient présente douleurs corporelles et agitation, incapacité à se tourner, pouls superficiel, vide et rugueux ; il s’agit d’une attaque de vent combinée à de l’humidité. Si les urines sont difficiles et que les selles ne peuvent durcir, on utilise Guìzhī fùzǐ tāng 桂枝附子汤. Si les urines sont aisées et les selles dures, on utilise Qù guìzhī jiā zhú tāng 去枝桂加术汤 [Guìzhī fùzǐ tāng qù guì jiā báizhú tāng 桂枝附子汤去桂加白术汤]. Si les articulations sont douloureuses, les urines difficiles, ou le corps légèrement gonflé, on utilise Gāncǎo fùzǐ tāng 甘草附子汤.
Dans une atteinte par le froid, si la superficie n’est pas libérée, et qu’il y a fièvre, dyspnée et toux, c’est que le tableau se complique d’un qì de l’eau, on utilise Xiǎo qīnglóng tāng 小青龙汤 pour simultanément libérer la superficie et disperser l’eau.
Si il y a douleur et raideur de la tête et de la nuque, fièvre, absence de transpiration, plénitude et légère douleur sous le cœur, urines difficiles c’est que le tableau s’accompagne de mucosités-eau sous le cœur. On utilise Guìzhī qù guì jiā fúlíng báizhú tāng 桂枝去桂加茯苓白术汤.
Syndromes transformés 变证
Les syndromes transformés de la maladie du tàiyáng peuvent être soit une évolution naturelle de la maladie, soit la conséquence d’un traitement inapproprié. Pour la commodité de l’exposé, nous appellerons les premiers « transformations spontanées (自变) » et les seconds « transformations liées au traitement (治变) ».
Transformations spontanées 自变
Ces transformations font référence aux changements dus au développement naturel de la maladie. La transformation spontanée est un passage du quantitatif au qualitatif, généralement progressif. C’est pourquoi le nombre de jours écoulés depuis le début de la maladie a une valeur de référence extrêmement importante. On a ainsi :
guérison 愈
La guérison est aussi une transformation.
guérison imminente 将愈
La guérison imminente est une transformation qui va dans le sens de l’allégement de la maladie.
L’allègement d’une blessure par le froid se traduit par le passage d’une fièvre et d’une aversion pour le froid continues à des crises intermittentes. Si les crises surviennent deux ou trois fois par jour et que le visage présente une couleur de chaleur, on utilise Guìzhī máhuáng gè bàn tāng 桂枝麻黄各半汤. Si les crises ne surviennent qu’une ou deux fois par jour et que le visage ne présente pas de couleur de chaleur, c’est que la perversité en superficie est encore plus légere, et l’on passe à Guìzhī èr máhuáng yī tāng 桂枝二麻黄一汤.
L’allègement d’une attaque par le vent se traduit par le passage d’une fièvre et d’une transpiration continues à des moments intermittents de fièvre avec transpiration spontanée. Il s’agit toujours d’une dysharmonie du wèi qì, et l’on peut, en anticipant le moment où la fièvre et la transpiration spontanée vont survenir, administrer Guìzhī tāng 桂枝汤 pour faire transpirer. Il y a aussi des cas où la fièvre n’est plus marquée, mais où le patient transpire souvent spontanément sans que cela n’entraîne de guérison ; il s’agit là aussi d’une maladie située dans la couche wèi, et on utilise aussi Guìzhī tāng 桂枝汤.
Tout ce qui précède concerne des symptômes résiduels présents alors que la guérison est en cours mais n’est pas encore complète.
Une blessure par le froid sans transpiration avec un pouls superficiel et serré peut entraîner un saignement de nez. Cet épistaxis est aussi un signe de guérison imminente. Mais il arrive qu’il ne s’agisse que de quelques gouttes de sang et que, dans ce cas l’épistaxis ne permette pas la guérison, il convient alors encore de faire transpirer.
anomalie du métabolisme de l’eau 水的代谢异常
Chez les patients dont le métabolisme du trois foyers n’est pas très vigoureux, au cours de l’évolution d’une attaque par le vent, en raison de la transpiration spontanée fréquente ; ou après une blessure par le froid dans laquelle, malgré une sudorification, la superficie n’est toujours pas libérée ; il peut s’ensuivre un affaiblissement encore plus grand de la fonction de drainage, faisant que l’eau peut monter et se répandre u niveau de l’externe mais qu’elle ne peut pas être suffisamment acheminée vers le bas c’est-à-dire vers la vessie. Mais, comme elle ne peut pas non plus être évacuée du corps, elle stagne inévitablement à l’intérieur et forme un syndrome de rétention d’eau (xù shuǐ zhèng 蓄水证). Une fois cette rétention d’eau formée, les principaux symptômes sont des urines difficiles, une soif inextinguible, voire des vomissements dès l’ingestion d’eau, formant une remontée à contresens de l’eau. Si le syndrome de superficie n’est pas libéré, il y aura aussi inévitablement un pouls superficiel et une légère fièvre. Il faut utiliser Wǔ líng sǎn 五苓散 pour réchauffer et activer le trois foyers, transformer le qì et faire circuler l’eau afin d’obtenir une double libération de la superficie et de l’interne.
anomalie de la circulation du sang 血的循行异常
L’épistaxis mentionnée ci-dessus est déjà une anomalie de la circulation du sang. Mais, comme le méridien tàiyáng de la vessie est en relation avec le rein, la chaleur du méridien tàiyáng peut circuler via le méridien jusque dans le viscère, et se nouer avec le sang au niveau du foyer inférieur, plus particulièrement au niveau couche du sang de la vessie, conduisant à un syndrome de rétention de sang (xù xuè zhèng 蓄血证). Si le sang se noue dans la région de l’abdomen inférieur, il y aura des symptômes tels qu’une induration et une plénitude ou une tension dans l’abdomen inférieur, des urines aisées, et un comportement semblable à la folie ou une folie furieuse. Si l’abdomen inférieur est tendu et que la personne est comme folle, c’est que le sang n’est pas encore coagulé, et il est possible qu’il s’évacue de lui-même, conduisant ainsi à la guérison. S’il ne s’évacue pas, il faut utiliser Táo hé chéngqì tāng 桃核承气汤 pour le purger. Si l’abdomen inférieur n’est pas tendu, mais dur et plein, c’est que le sang a déjà coagulé. Sans une méthode d’attaque, il ne peut pas s’évacuer et la personne est comme folle furieuse, on utilise le remède puissant pour briser le sang qu’est Dǐ dāng tāng 抵挡汤. Si elle n’est pas encore comme folle, on peut attaquer plus lentement avec Dǐ dāng wán 抵挡丸 qui reste cependant un remède puissant.
transmission 转属
Ici la maladie a quitté le tàiyáng et est passée à un autre méridien. L’apparition de symptômes, tels qu’une alternance de frissons et de fièvre, une plénitude et un inconfort dans la poitrine et les flancs, indique un passage au shàoyáng. Une transpiration suintante et une constipation indiquent une transmission au yángmíng. Puisque la maladie est déjà passée à un autre méridien, il faut la traiter selon les principes de ce méridien.
Transformations liées au traitement 治变
Ce que l’on nomme ici « transformation liée au traitement » n’inclut pas le processus aboutissant à la guérison, mais se réfère spécifiquement aux changements suite à un traitement inapproprié qui a rendu la maladie plus complexe et l’a fait évoluer dans une mauvaise direction.
Les transformations provoquées par un traitement inapproprié sont différentes de l’évolution naturelle. Ce ne sont pas des changements progressifs, mais des changements brusques. Par conséquent, la valeur de référence du nombre de jours est moins importante que dans le cas de l’évolution spontanée. Cependant, le résultat d’un traitement erroné, en plus de dépendre du principe thérapeutique et de la formule utilisée, dépend aussi de causes internes, et les conditions d’apparition de ces causes internes ont toujours un certain rapport avec le nombre de jours.
On peut diviser les transformations thérapeutiques en deux catégories : la blessure du droit et l’enfoncement du pervers.
blessure du droit 伤正
La blessure du droit est soit une blessure du yáng, soit une blessure du yīn, soit une blessure touchant simultanément le yīn et le yáng.
Une blessure légère du yáng n’est qu’une légère atteinte du yáng qì, son mécanisme d’extériorisation n’est pas altéré, de fait il conviendra toujours de libérer la superficie. Comme les cas de « qì qui déferle à contre-courant après une purgation » ou de « légère dyspnée ». Dans ces cas, il convient toujours utiliser Guìzhī tāng 桂枝汤 pour libérer la superficie, dans le cas de la dyspnée, il faut y ajouter hòupò 厚朴 et xìngrén 杏仁 pour diffuser et faire descendre le qì du poumon. Si, après une purgation, il y a « pouls précipité et plénitude de la poitrine », c’est que le yáng qì a été atteint plus gravement, et que la perversité externe est sur le point de s’enfoncer dans l’interne. Il faut alors utiliser Guìzhī tāng 桂枝汤 en retirant sháoyao 芍药, acide et astringent, pour favoriser la diffusion et l’activation du yáng de la poitrine. Il existe aussi les cas dans lesquels, après une sudorification excessive, l’écoulement [de sueur] ne cesse pas ; il s’agit alors d’une blessure du yáng du wèi à la superficie et il faut utiliser Guìzhī jiā fùzǐ tāng 桂枝加附子汤. L’ajout de fùzǐ 附子 vise à aider le yáng du wèi à consolider la superficie et à arrêter la transpiration. Toutes ces formules ne sortent pas du cadre des modifications de Guìzhī tāng 桂枝汤.
Une blessure grave du yáng entraîne le plus souvent la disparition du syndrome de superficie et une mutation vers la déficience, une mutation vers le froid, cela peut aller vers une déficience de yáng qui ne peut plus réchauffer et transformer, ce qui conduit à une mobilisation interne de mucosités-eau stagnantes. L’apparition des manifestations de « mains croisées sur le cœur, palpitations sous le cœur avec un désir d’être pressé » indique une déficience de yáng du cœur, et l’on utilise Guìzhī gāncǎo tāng 桂枝甘草汤 pour stimuler le yáng du cœur. Si le yáng du cœur est blessé et qu’il y a en plus de l’agitation, voire à l’extrême une peur panique, c’est souvent la conséquence d’une agression par le feu. En cas d’agitation, on utilise Guìzhī gāncǎo lónggǔ mǔlì tāng 桂枝甘草龙骨牡蛎汤 ; si la situation se transforme en peur panique, on utilise Guìzhī qù sháoyao jiā shǔqī mǔlì lónggǔ jiù nì tāng 桂枝去芍药加蜀漆牡蛎龙骨救逆汤. Si, après une sudorification, il y a plénitude et distension abdominale, il s’agit d’une déficience du yáng de la rate et de stagnation du qì, et l’on utilise Hòupò shēngjiāng bànxià gāncǎo rénshēn tāng 厚朴生姜半夏甘草人参汤 pour fortifier le centre et éliminer la plénitude. Si le yáng de la rate est blessé et qu’il y a des vomissements incessants, on utilise Gāncǎo gānjiāng tāng 甘草干姜汤 pour réchauffer le centre. Si, après une sudorification ou une purgation, il y a diarrhée avec aliments non digérés, il s’agit d’une blessure du yáng de la rate et du rein, et l’on utilise Sì nì tāng 四逆汤 pour réchauffer la rate et le rein. Si, après une sudorification ou une purgation, il y a une agitation diurne qui empêche de dormir, et un calme nocturne, c’est que le yīn surabondant repousse le yáng, et l’on utilise Gānjiāng fùzǐ tāng 姜附子汤 pour conduire le yáng à revenir au yīn. Tout cela dépend de la constitution de base, l’insuffisance du qì d’un organe entraînera l’apparition de symptômes de déficience de yáng de cet organe.
La mobilisation interne de mucosité-eau stagnantes due à une déficience de yáng correspond le plus souvent à une blessure du yáng de la rate et du rein. Car la rate gouverne la dispersion de l’essence, et le rein est l’organe de l’eau. De fait, toute atteinte de ces deux organes entraîne des troubles liés aux mucosités-eau. Par exemple, après vomification ou purgation, le syndrome de Fúlíng guìzhī báizhú gāncǎo tāng 茯苓桂枝白术甘草汤证 avec inversion et plénitude sous le cœur et déferlement de qì montant vers la poitrine, est lié à une blessure du yáng de la rate qui ne peut plus disperser l’eau. De même, si après une sudorification, la personne a toujours de la fièvre, des palpitations sous le cœur, des vertiges, des tremblements du corps, et a l’impression d’être sur le point de s’effondrer, il s’agit d’une déficience du yáng du rein avec un débordement de l’eau. le traité utilise alors Zhēnwǔ tāng 真武汤 pour soutenir le yáng et maîtriser l’eau. Il y a aussi les cas de palpitations sous le nombril, avec une tendance au « syndrome du porcelet qui court (bēntún 奔豚) » ; il s’agit d’une déficience de yáng du rein qui ne peut plus hiberner et conserver faisant que l’eau du rein tend à insulter la partie supérieure. Il faut alors utiliser Fúlíng guìzhī gāncǎo dàzǎo tāng 茯苓桂枝甘草大枣汤 pour faire descendre le déferlement et maîtriser l’eau. Si après l’utilisation d’une thérapie par l’aiguille de feu ; la zone de puncture est atteinte par le froid, cela déclenche une crise de « porcelet qui court », avec un qì qui déferle depuis l’abdomen inférieur vers le cœur. On utilise alors Guìzhī jiā guì tāng 桂枝加桂汤 afin de maîtriser le déferlement de qì et de réchauffer l’organe de l’eau. Il y a aussi les cas où l’eau stagne dans l’estomac, avec transpiration mais sans soif ; on peut alors utiliser Fúlíng gāncǎo tāng 茯苓甘草汤 pour réchauffer l’estomac et disperser l’eau.
Une lésion du yīn, si elle est légère, n’est qu’une légère consomption des liquides organiques, qui se présente comme une légère sécheresse de la bouche après une sudorification, ou une diminution temporaire du volume urinaire, il est alors possible d’attendre que les liquides se restaurent et que la guérison se fasse d’elle-même. Si elle est plus grave, elle consume le yīn et blesse le sang, comme dans le situation où, après une sudorification, il y a des douleurs corporelles et un pouls profond et lent et pour laquelle on utilise Guìzhī xīnjiā tāng 桂枝新加汤 pour enrichir le sang et harmoniser róng et wèi. En cas de crampes dans les pieds, on utilise Sháoyào gāncǎo tāng 芍药甘草汤 pour nourrir le yīn et détendre les tendons. En particulier, chez les patients qui ont déjà une chaleur latente, après une sudorification qui blesse le yīn, la transformation en chaleur et en sécheresse est aisée, cela accélère aussi la transmission de la maladie au yángmíng. En cas de forte transpiration, de pouls vaste et grand, de sécheresse de la bouche et de la langue, on utilise Bái hǔ jiā rénshēn tāng 白虎加人参汤 pour clarifier la chaleur et engendrer les liquides. Si la sudorification ne résout pas le mal et qu’au contraire, une fièvre comme de la vapeur apparaît, on administre Tiáo wèi chéng qì tāng 调胃承气汤 pour « retirer le bois de sous la marmite ».
En cas de blessure simultanée du yīn et du yáng, il faut à la fois soutenir le yáng et enrichir le yīn. C’est ce qui est fait dans le cas de « après sudorification ou purgation, si la maladie n’est toujours pas libérée et qu’il y a agitation » et pour lequel on utilise Fúlíng sì nì tāng 茯苓四逆汤. Dans cette formule, Sì nì tāng 四逆汤 soutient le yáng, et l’on y ajoute rénshēn 人参 et fúlíng 茯苓 pour nourrir le yīn et enrichir le qì afin de calmer l’esprit. De même, la situation de « après sudorification, la maladie ne se libère pa, et au contraire, il y a une aversion pour le froid » correspond aussi à une déficience simultanée du yīn et du yáng, elle répond à Sháoyào gāncǎo fùzǐ tāng 芍药甘草附子汤, formule dans laquelle sháoyào 芍药 et gāncǎo 甘草 enrichissent le yīn et fùzǐ 附子 assiste le yáng.
enfoncement de la perversité 邪陷
L’enfoncement de la perversité est indissociable de la blessure du droit. Si le qì droit n’est pas blessé, le qì pervers ne peut par s’enfoncer dans l’interne. L’enfoncement de la perversité est le plus souvent causé par une erreur de traitement, mais il peut aussi provenir d’un développement naturel de la maladie. Les syndromes transformés après enfoncement de la perversité comprennent la diarrhée avec chaleur associée (xié ré lì 协热利), la nervosité (xūfán 虚烦), l’obstruction (pǐ 痞) et la nouure dans la poitrine (jiéxiōng 结胸).
diarrhée avec chaleur associée 协热利
Il s’agit d’une situation dans laquelle la perversité de la superficie n’a pas été éliminée et dans laquelle il y a simultanément une diarrhée. La diarrhée peut être de type chaleur ou de type froid, les méthodes de traitement sont donc différentes dans l’un et l’aure cas. Dans une maladie du tàiyáng, si le syndrome de superficie n’a pas été éliminé et que l’on purge à plusieurs reprises, cela entraîne une diarrhée incessante, une obstruction et une induration sous le cœur, si ni la superficie ni l’interne ne sont libérés, il s’agit une diarrhée avec froid de superficie associée. Il faut alors réchauffer le centre et harmoniser la superficie, et Guìzhī rénshēn tāng 桂枝人参汤 est indiqué. Dans une maladie du tàiyáng avec un syndrome de Guìzhī tāng 桂枝汤, si le médecin purge à tort, cela entraîne une diarrhée chaude incessante, un pouls précipité, une dyspnée et de la transpiration, c’est une diarrhée avec chaleur de superficie associée. Il faut clarifier l’interne et libérer la superficie, et Gégēn qín lián tāng 葛根芩连汤 est indiqué.
nervosité 虚烦
La nervosité est la conséquence d’une situation dans laquelle la perversité de chaleur profite de la déficience du qì ancestral pour s’enfoncer dans la poitrine et le diaphragme. La perversité de la chaleur agite l’interne, il s’ensuit de l’agitation anxieuse, de l’insomnie, voire une confusion incessante et un tourment intérieur. Cela peut évoluer vers une obstruction dans la poitrine et une douleur constrictive au niveau du cœur. Mais comme il n’y a pas de nouure avec des mucosités ou de l’eau, qui sont des substances tangibles, la zone sous le cœur n’est pas induré à la palpation. Dans ce syndrome, l’enduit lingual est jaune et blanc, épais et gras, l’ensemble s’accompagne souvent d’une fièvre qui ne descend pas. Le traitement consiste à clarifier la chaleur et à calmer l’agitation, et Zhīzǐ chǐ tāng 栀子豉汤 est indiqué. S’il y a des vomissements, Zhīzǐ shēngjiāng tāng 栀子生姜汤 [Zhīzǐ shēngjiāng chǐ tāng 栀子生姜豉汤] est indiquée. Si la respiration est insuffisante, Zhīzǐ gāncǎo tāng 栀子甘草汤 [Zhīzǐ gāncǎo chǐ tāng 栀子甘草豉汤] est indiquée. Si, après une purgation, il y a une agitation anxieuse et une plénitude de l’abdomen, c’est que les mouvements du qì sont bloqués, Zhīzǐ hòupò tāng 栀子厚朴汤 est indiquée. Si, après une forte purgation, la fièvre ne baisse pas, qu’il y a une légère agitation, de la chaleur en haut et du froid en bas, on utilise Zhīzǐ gānjiāng tāng 栀子干姜汤 est indiquée.
obstruction 痞
L’obstruction est une sensation subjective du patient de plénitude, de gêne et de blocage sous le cœur. Il y en existe deux types : l’obstruction de qì (qì pǐ 气痞) et l’oppression avec induration (pǐ yìng 痞硬). L’obstruction de qì est toujours due au fait que, après une blessure de l’estomac par un purgatif, une chaleur immatérielle stagne sous le cœur. C’est pourquoi, bien que l’on ressente une oppression et un blocage, la zone n’est pas dure à la palpation. On peut utiliser Dàhuáng huánglián xiè xīn tāng 大黄黄连泻心汤 pour drainer la chaleur et dissiper l’obstruction. S’il y a en plus une aversion pour le froid concomitante, il faut distinguer si celle-ci est due à la non-libération de la superficie ou à une déficience du yáng de la superficie. Si la superficie n’est pas libérée, il y a souvent aussi chaleur en superficie, et il faut d’abord libérer la superficie, puis attaquer l’obstruction. S’il y a une déficience du yáng de la superficie, il y a de la transpiration sans chaleur, et il faut utiliser Fùzǐ xiè xīn tāng 附子泻心汤.
L’obstruction avec induration est différente. Elle est due à une stagnation du mécanisme du qì de la rate et de l’estomac. La rate ne fait plus monter le clair, l’estomac ne fait plus descendre le trouble, ce qui entraîne une accumulation d’humidité trouble sous le cœur. C’est pourquoi, à la palpation, c’est relativement dur, mais pas dur comme de la pierre. Puisque le pur ne monte pas et que le trouble ne descend pas, il y a simultanément des vomissements ou des diarrhées. La méthode de traitement est de fortifier la rate et d’harmoniser l’estomac, d’ouvrir par le piquant et de faire descendre par l’amer, en utilisant Bànxià xiè xīn tāng 半夏泻心汤. S’il y a en plus des troubles digestifs avec des éructations nauséabondes, on utilise Shēngjiāng xiè xīn tāng 生姜泻心汤. Si les vomissements et la diarrhée sont très impératifs, avec des haut-le-cœur incessants, de l’agitation et des diarrhées fréquentes, on utilise Gāncǎo xiè xīn tāng 甘草泻心汤.
Il existe par ailleurs, un autre type d’obstruction avec induration, sans vomissements ni diarrhée, mais avec des éructations incessantes sans odeur nauséabonde. Il est dû à une une remontée à contresens du qì par obstruction par les mucosités, il convient donc de dissiper les mucosités et d’ouvrir la nouure en utilisant Xuánfù dàizhě tāng 旋覆代赭汤.
nouure dans la poitrine 结胸
La nouure dans la poitrine est liée à la pénétration dans l’interne de la perversité de chaleur qui se noue avec les mucosités-eau. Selon la gravité de l’état, on peut la diviser en grande nouure dans la poitrine et petite nouure dans la poitrine. Dans la grande nouure dans la poitrine, la nouure peut se trouver dans la poitrine ou sous le cœur, elle peut même s’étendre jusqu’à l’abdomen inférieur. À la palpation, la zone est dure comme de la pierre et douloureuse au point de refuser la palpation, elle est d’ailleurs douloureuse, même en l’absence de pression. Elle s’accompagne de symptômes de souffle court, de tourment intérieur et d’agitation. Le pouls est le plus souvent profond et serré. La méthode de traitement est de drainer la chaleur et d’expulser l’eau. Si la nouure est dans la partie supérieure de la poitrine, on utilise Dà xiàn xiōng wán 大陷胸丸. Si la nouure sous le cœur ou si elle s’étend jusqu’au bas-ventre, on utilise Dà xiàn xiōng tāng 大陷胸汤. Le syndrome de la petite nouure dans la poitrine se situe juste sous le cœur, dans une zone limitée. La zone est douloureuse à la palpation, mais ne l’est pas en absence de pression. Il s’agir d’une nouure de chaleur et de mucosités. Le pouls est le plus souvent superficiel et glissant. Il faut utiliser Xiǎo xiàn xiōng tāng 小陷胸汤 pour nettoyer les mucosités et éliminer la chaleur.
Il existe aussi une nouure dans la poitrine par plénitude de froid. Il s’agit une nouure interne de mucosités froides sans perversité de chaleur. Bien qu’il y ait induration et douleur, il n’y a pas de symptômes de chaleur yáng comme l’agitation, la transpiration de la tête ou un enduit lingual jaune. Il faut utiliser une méthode de purgation tiède et administrer Sān wù bái sǎn 三物白散.
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Synthèse de la méthode de sudorification
La totalité des syndromes transformés de la maladie du tàiyáng, et une partie de ses syndromes combinés ont des méthodes de traitement qui visent à corriger les déviations et à remédier aux complications, et qui sont différentes du traitement orthodoxe de la maladie du tàiyáng. Le traitement orthodoxe de la maladie du tàiyáng est la sudorification. Par conséquent, pour maîtriser le traitement de la maladie du tàiyáng, il suffit de faire une synthèse de la méthode de sudorification.
1. pour la sudorification dans une maladie du tàiyáng, il faut d’abord différencier les pouls et les syndromes. Fièvre, transpiration, aversion pour le vent, pouls superficiel et relâché ; il s’agit d’une situation de wèi fort et de róng faible correspondant à Guìzhī tāng 桂枝汤. Fièvre, aversion pour le froid, absence de transpiration, pouls superficiel et serré ; il s’agit d’une situation de wèi fort et de non-faiblesse du róng correspondant à Máhuáng tāng 麻黄汤. Parmi ces signes, la nature du pouls est particulièrement importante. Le pouls principal de Guìzhī tāng est superficiel et faible. Si le pouls est superficiel et faible, même sans transpiration, il faut utiliser Guìzhī tāng. Le pouls principal de Máhuáng tāng est superficiel et serré. Si l’on veut utiliser Máhuáng tāng, outre l’absence de transpiration, le pouls doit être au minimum superficiel et pas faible. Le pouls principal d’une formule est le pouls contre-indiqué de l’autre.
2. les formules doivent être modifiées de manière souple en fonction des syndromes. Les modifications de Guìzhī tāng 桂枝汤 comprennent, par exemple : hòupò 厚朴 et xìngzi 杏子, l’ajout de fùzǐ 附子, la suppression de sháoyao 芍药, la suppression de sháoyao 芍药 et l’ajout de fùzǐ 附子 et l’ajout de gégēn 葛根. Gégēn tāng 葛根汤 est aussi une modification de Guìzhī tāng par ajout de gégēn 葛根 et de máhuáng 麻黄. De même, Dà qīng lóng tāng 大青龙汤 et Xiǎo qīng lóng tāng 小青龙汤 sont toutes deux des modifications de Máhuáng tāng. Guìzhī máhuáng gè bàn tāng 桂枝麻黄各半汤, Guìzhī èr máhuáng yī tāng 桂枝二麻黄一汤 et Guìzhī èr yuè bì yī tāng 桂枝二越婢一汤 sont quant à elles des formules composées des deux formules de base. C’est pourquoi seule une modification souple permet de s’adapter à toutes les situations spécifiques.
3. la sudorification doit être maîtrisée en termes d’ordre et d’urgence. Par exemple, si il y a plénitude simultanée de la superficie et de l’interne, il faut d’abord faire transpirer, puis purger, sinon il y a un risque que la perversité suive l’action des produits purgatifs et s’enfonce dans l’interne. Si il y a simultanément déficience de la superficie et de l’interne et froid de l’interne, il faut d’abord réchauffer et tonifier, puis faire transpirer, ou réchauffer et faire transpirer en même temps, ou tonifier le centre tout en faisant transpirer. Sinon, la sudorification blessera le yáng, la déficiencende de l’interne s’aggravera, et des complications comme des vomissements, une diarrhée ou une plénitude et une distension de l’abdomen seront susceptibles d’apparaître.
4. il faut maîtriser les contre-indications. La sudorification nécessite des liquides suffisants et doit être stimulée par le yáng qì. Par conséquent, tous les patients souffrant de déficience de yīn, de manque de sang, de déficience yáng ou de froid interne doivent éviter la sudorification. S’il est absolument nécessaire de faire transpirer, il faut y associer d’autres remèdes qui enrichissent le yīn ou assistent le yáng.
5. il convient de se familiariser avec les différentes possibilités de libération par la sudorification. Dans une maladie du tàiyáng, en plus de la sudorification par les remèdes, il est possible que le qì correct se restaure et que le pervers externe se résolve de lui-même. Cela peut se produire de plusieurs manières :
1. Libération sans frissons ni transpiration : le pervers a décliné, le droit s’est restauré, le yīn et le yáng se sont harmonisés d’eux-mêmes.
2. Libération sans frissons et avec transpiration : le qì droit est suffisant, et le pervers, affaibli, ne peut plus lutter contre lui.
3. Libération avec transpiration difficile : le qì droit est un peu faible, et le pervers n’est pas très fort, la transpiration ne sort pas très facilement.
4. Libération avec frissons et transpiration : le qì droit est fondamentalement faible, et il a du mal à chasser le pervers, d’où les frissons.
5. Libération avec folie et transpiration : Ca perversité externe est relativement forte, le qì droit passe du vide à la plénitude, et les deux sont incompatibles, d’où l’apparition d’une transpiration et d’une folie.
Ces deux dernières formes de sudorification sont violentes. Si la transpiration est obtenue, c’est la vie. Si elle ne l’est pas, c’est le danger.
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Yángmíng 阳明
Explication Séquentielle des maladies du yángmíng
Yángmíng et maladie du yángmíng
Dire « yáng » et y ajouter « míng » (明, brillant, lumineux) signifie que le yáng qì est à son apogée. C’est pourquoi le yángmíng est aussi appelé « yáng florissant » (shèngyáng 盛阳). En considérant les fonctions concrètes des organes et des viscères du corps humain, on constate que seul le tractus digestif, soit l’estomac et les Intestins, peut « cuire » les aliments et les boissons et les transformer pour produire le róng et le wèi. Son énergie thermique est la plus grande. C’est pourquoi, sur le plan physiologique, le yángmíng se réfère en réalité à la « maison de l’Estomac » (wèi jiā 胃家).
La « maison de l’Estomac » désigne l’ensemble du tube digestif. Elle assume non seulement la fonction de digestion et de « cuisson » des aliments et des boissons, mais aussi celle du transport pour l’excrétion des excréments. Dans un état de santé normale, l’énergie thermique est normale, la digestion est normale, et le transit est normal ; aucun symptôme n’apparaît. Mais après une atteinte par une perverse, les choses sont différentes. Lorsque le « yáng florissant » est atteint par une perversité, sa chaleur s’embrase d’autant plus. La chaleur qui s’embrase à l’intérieur s’évapore à l’extérieur, conduisant à des manifestations de fièvre, de transpiration spontanée, d’absence d’aversion pour le froid mais au contraire d’une aversion pour la chaleur. Si le transit est affecté, il y aura inévitablement une rétention d’aliments non digérés et de matières fécales, formant une « plénitude de la maison de l’Estomac » (wèi jiā shí 胃家实). La première situation correspond à un syndrome externe de la maladie du yángmíng ; la seconde à une situation vraie de maladie interne du yángmíng.
Classification et Traitement des maladies du yángmíng
La maladie du yángmíng, du fait du dysfonctionnement du transit, constitue une plénitude interne ; du fait de l’abondance de chaleur perverse intense, elle constitue une chaleur de l’interne. Par conséquent, les caractéristiques de la maladie du yángmíng sont à la fois la chaleur et la plénitude. Cependant, comme le degré de plénitude interne et le degré de chaleur interne ne sont pas toujours les mêmes, la maladie du yángmíng peut se manifester cliniquement sous de nombreuses formes. Parmi celles-ci, les plus courantes se divisent en deux types : l’un où l’accent est mis sur la plénitude interne, principalement une rétention d’aliments non digérés et de matières fécales dans l’estomac et les intestins, dont les symptômes principaux sont la plénitude abdominale et la constipation, et que l’on a l’habitude de nommer « syndrome du viscère » (fǔ zhèng 腑证) ; l’autre où l’accent est mis sur la chaleur interne, principalement une chaleur immatérielle exubérante à l’intérieur du corps, dont les symptômes principaux sont la fièvre et la transpiration spontanée, et que l’on a l’habitude de nommer « syndrome du méridien » (jīng zhèng 经证). Nous allons les décrire séparément.
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Classification et Traitement des syndromes du viscère du yángmíng
Le syndrome du viscère yángmíng est ce que le Shānghán lùn appelle la « plénitude de la maison de l’Estomac ». Son apparition peut être liée à différentes situations. Certains, avant même de tomber malades, souffrent d’une insuffisance constitutionnelle de liquides organiques, et après avoir contracté une perversité et sans aucun traitement, deviennent constipés ; cette situation porte le nom de tàiyáng-yángmíng (太阳阳明). D’autres, après un traitement inapproprié, voient leurs liquides organiques consumés, ce qui entraîne une sécheresse du gros intestin et une constipation ; cette situation porte le nom de shàoyáng-yángmíng (少阳阳明). D’autres encore, montrent constitutionnellement une prépondérance du yáng de l’interne, et après avoir contracté une perversité, voient celui-ci se nouer avec les aliments non digérés et les matières fécales dans l’estomac et les intestins ; cette situation porte le nom de yángmíng véritable (zhèngyáng yángmíng 正阳阳明). Les deux premières situations constituent une plénitude interne par insuffisance de liquides, sans chaleur. Le dernier est une plénitude interne avec abondance de chaleur ; le point clé est alors celui d’une plénitude de l’interne à laquelle s’ajoute une chaleur interne. Ainsi, le syndrome du viscère peut lui-même être divisé en différents types selon la présence ou l’absence de chaleur, et le degré — important ou faible — de plénitude.
Syndrome et traitement du tàiyáng-yángmíng
Le syndrome du tàiyáng-yángmíng peut apparaître suivant deux modalités. ① Le patient présente une insuffisance constitutionnelle de liquides. Après avoir contracté une perversité, la régulation des liquides est mise à rude épreuve, ce qui entraîne une sécheresse encore plus grande de l’intestin et une constipation. Chez ces patients, le pouls au niveau du poignet sera inévitablement superficiel et en tige de ciboule. « superficiel » indique un excès de yáng ; « en tige de ciboule », indique une insuffisance de yīn. Le yáng en excès consume le yīn insuffisant, les liquides internes s’épuisent, et les selles durcissent. ② Le patient a un qì de l’estomac constitutionnellement fort. Un estomac fort peut transformer l’humidité, et les urines seront classiquement faciles. Un estomac fort contraint la rate, qui ne peut plus prendre soin des liquides qui nourrissent et humidifient le gros intestin, et les laisse s’écouler vers la vessie. Les selles deviennent alors dures et ne peuvent être évacuées. Chez ces patients, le pouls au point Fūyáng 趺阳 sera inévitablement superficiel et simultanément rugueux. « Superficiel » indique une hyperactivité du qì de l’Estomac ; « rugueux » indique une perte des liquides via les urines.
Dans le premier cas, la rate n’a pas de liquides à distribuer et est « appauvrie ». Dans le second, la rate est contrainte par l’estomac, et même si elle a des liquides, elle ne peut les distribuer. Par conséquent, le tàiyáng-yángmíng est le syndrome de constriction de la rate (pí yuē zhèng 脾约证)..
Le syndrome de constriction de la rate a pour caractéristique le fait que le patient ne présente pas de nouure interne de chaleur perverse. La constipation n’est due qu’à un manque de liquides. C’est pourquoi, même après plusieurs jours sans aller à la selle, elle ne ressent aucune souffrance. Il faut humidifier l’intestin pour faciliter le transit, en utilisant Mázǐrén Wán 麻子仁丸.
Syndrome et traitement du shàoyáng-yángmíng
Le syndrome du shàoyáng-yángmíng se réfère à un patient qui, après un traitement par sudorification ou diurèse, a vu ses liquides consumés et ses voies intestinales s’assécher, et a par conséquent développé un syndrome du yángmíng avec plénitude interne, agitation interne, et défécation difficile. « Shàoyáng » est ici un terme propre au syndrome du viscère du yángmíng, et ne se réfère pas spécifiquement à une maladie du yángmíng conséquence d’un traitement erroné d’une maladie du shàoyáng. S’il y a agitation interne concomitante, celle-cj se traite avec la méthode de traitement que celle du yángmíng véritable. S’il n’y a pas d’agitation ni de chaleur mais seulement une difficulté à aller à la selle, on peut utiliser une méthode d’induction, c’est-à-dire un lavement des intestins, pour provoquer la défécation.
La défécation difficile du shàoyáng-yángmíng, comme celle de la constriction de la rate (pí yuē), est due à une insuffisance de liquides, mais leur pathogénie est différente. Le syndrome de constriction de la rate correspond à une insuffisance constitutionnelle de liquides organiques. La défécation difficile du shàoyáng-yángmíng correspond à une insuffisance de liquides due à une consomption et à une blessure. Les patients qui ont une insuffisance constitutionnelle de liquides organiques présentent un pouls en tige de ciboule ou rugueux. Ceux dont les liquides sont blessés n’ont qu’un manque temporaire de liquides, leurs pouls n’est ni en tige de ciboule, ni rugueux, ni même superficiel. Du point de vue des symptômes, les patients — dans les deux cas — ne présentent pas d’inconfort. Mais ceux qui présentent un pouls en tige de ciboule ou rugueux doivent utiliser des remèdes visant à humidifier les intestins et il ne faut pas attendre l’arrivée d’une envie d’aller à la selle pour agir, alors que pour les patients de la deuxième situation, le second, on peut attendre cette envie pour utiliser une méthode d’induction et faciliter le transit.
Syndrome et traitement du yángmíng véritable
Le syndrome du yángmíng véritable est une nouure d’aliments non digérés, d’excréments desséchés et de perversité de chaleur. Il n’est pas sans souffrance, et s’accompagne de symptômes tels que plénitude abdominale, douleurs abdominales, fièvre en marée, agitation anxieuse et délire verbal. C’est pourquoi le yángmíng véritable est plus sévère que la constriction de la rate, les difficultés à la défécation y sont plus graves, On peut aussi dire que c’est le cas le plus typique de « plénitude de la maison de l’estomac ».
Une plénitude de la maison de l’estomac accompagnée de symptômes, tels que la plénitude abdominale, douleurs abdominales et fièvre en marée, indique qu’il n’y a pas seulement une plénitude interne, mais aussi une chaleur interne. Il ne suffit donc pas d’utiliser une méthode d’humidification ou d’induction pour évacuer les selles et obtenir un résultat. Il faut, en même temps que l’on facilite le transit, drainer la chaleur. C’est la solution la plus adaptée. Il faut donc passer à une méthode de purgation d’attaque.
La purgation ouvre une voie de sortie pour la chaleur de plénitude dans l’estomac et les intestins. Cependant, comme le degré de chaleur et le degré de plénitude sont variables, les formules se distinguent en purgation douce et purgation cathartique. Tiáo wèi chéng qì tāng 调胃承气汤, Xiǎo chéng qì tāng 小承气汤 et Dà chéng qì tāng 大承气汤 sont des formules différentes élaborées en fonction de la nature de la situation. Nous allons maintenant présenter de manière synthétique l’action et les indications de ces trois formules.
Emploi de tiáo wèi chéng qì tāng 调胃承气汤
Tiáo wèi chéng qì tāng 调胃承气汤 contient mángxiāo 芒硝 pour nettoyer la chaleur, dàhuáng 大黄 pour chasser la stagnation, et gāncǎo 草 harmoniser l’Estomac. Elle ne contient pas de produits de la couche du qì comme zhǐshí 枳实 et hòupò 厚朴. C’est une formule qui harmonise l’estomac et qui purge doucement. Elle convient donc aux patients qui, bien qu’ayant de la chaleur dans l’interne, ne présentent pas de plénitude importante, et qui, bien que montrant nouure et stagnation, n’ont pas des selles très dures. Par exemple, si les selles du patient ne sont pas dures, mais qu’il présente une agitation anxieuse ou un délire verbal, cela indique une chaleur du yángmíng, et il faut utiliser cette formule pour harmoniser l’estomac et drainer la chaleur. Il en va même, si après une sudorification apparaît une fièvre comme de la vapeur, ou si après vomification apparaît une plénitude et une distension de l’abdomen, dans un cas, la chaleur interne monte en vapeur à l’extérieur, dans l’autre, l’estomac sec ne peut pas descendre. Mais dans les deux cas, la sudorification ou la vomification ne sont pas à l’origine des selles dures. Cette formule est donc utilisable dans les deux cas. Dans un cas, pour « retirer le bois de sous la marmite » ; dans l’autre, pour harmoniser l’estomac et faire descendre le qì.
Emploi de xiǎo chéng qì tāng 小承气汤
Par rapport à Tiáo wèi chéng qì tāng 调胃承气汤, Xiǎo chéng qì tāng 小承气汤 contient en plus zhǐshí 枳实 et hòupò 厚朴 et ne contient ni mángxiāo 芒硝, ni gāncǎo 甘草. Sa force pour nettoyer la chaleur est moins forte que celle de Tiáo wèi chéng qì tāng 调胃承气汤 et de Dà chéng qì tāng 大承气汤. Son pouvoir laxatif est supérieur à celui de Tiáo wèi chéngqì tāng, mais si l’on en augmente les doses, elle se rapproche de Dà chéng qì tāng. Elle convient donc aux cas où la chaleur interne n’est pas très forte mais où les selles sont déjà dures. Par exemple, chaque fois qu’apparaissent un délire verbal ou de l’agitation, signes d’une chaleur interne du yángmíng, et qu’en même temps les selles sont déjà durs, on utilise cette formule. De même, si des aliments non digérés sont noués à l’intérieur et qu’il y a agitation, induration et plénitude sous le cœur, cela indique que la nouure est au niveau de l’estomac et non dans le gros intestin. On ne peut alors qu’harmoniser l’estomac, et non attaquer violemment et on utilise aussi cette formule. De même, si l’abdomen est très plein et obstrué, et qu’il faudrait en principe utiliser Dà chéng qì tāng, mais que la chaleur n’est pas encore en marée, ou si, bien qu’elle soit en marée, il y a en même temps un pouls qui contre-indique Dà chéng qì tāng, comme un pouls faible, glissant et rapide, il faut dans tous ces cas la remplacer par Tiǎo chéng qì tāng.
Il existe, en outre, les cas où, après une purgation avec Dà chéng qì tāng, les selles redeviennent dures peu de temps après, mais en moindre quantité. Dans ce cas, il n’est pas nécessaire d’attaquer violemment avec Dà chéng qì tāng, et l’on peut aussi passer à cette formule pour dissiper la perversité résiduelle.
Emploi de dà chéng qì tāng 大承气汤
Dà chéng qì tāng correspond à Xiǎo chéng qì tāng avec dosages plus fort en zhǐshí 枳实 et hòupò 厚朴 afin que les produits du qì soient empereurs [de la formule] y est ajouté en plus, mángxiāo 芒硝. Sa méthode de préparation consiste de plus à n’ajouter dàhuáng 大黄 qu’à la fin de la décoction, pour que son qì soit vif et son action rapide. C’est donc un purgatif cathartique, à utiliser chez les patients qui ont une chaleur interne relativement forte, une grande plénitude [de l’abdomen] importante et une plénitude [de perversités]. Son utilisation concrète a deux aspects, d’une part activer le transit et drainer la chaleur ; et, d’autre part purger par l’attaque les excréments desséchés.
activer le transit et drainer la chaleur 通便泄热
On l’utilise lorsque les selles sont déjà dures, que les symptômes de superficie, comme la fièvre et la crainte du froid n’existent plus, et qu’en même temps, il y a fièvre en marée, délire verbal, transpiration des mains et des pieds, et qu’il n’y a pas de signes de faiblesse, comme un pouls faible ou glissant, ou un épuisement imminent des liquides yīn. Les deux symptômes les plus importants sont la fièvre en marée et les selles dures. Chaque fois que les selles sont dures mais que la chaleur n’est pas en marée, c’est un syndrome de Xiǎo chéng qì tāng. Si la chaleur est déjà en marée mais que les selles ne sont pas dures, c’est un syndrome de Tiáo wèi chéng qì tāng. Dans les deux cas, on ne peut pas utiliser Dà chéng qì tāng.
purger par l’attaque les excréments secs 攻下燥屎
Les excréments desséchés sont des masses fécales anormalement dures formées par la « cuisson » et l’accumulation progressive d’aliments non digérés. Ils sont différents des selles dures habituelles. Les excréments desséchés restent souvent bloqués dans les replis de l’intestin, ou par des ulcères, des cicatrices ou des diverticules. Leur taille et leur nombre sont variables, elles sont rebelles et difficiles à évacuer ; parfois, bien qu’il y ait une diarrhée, les excréments desséchés ne descendent pas. Ils forment donc très facilement une occlusion intestinale, et cela constitue une complication extrêmement grave de la maladie du yángmíng. Les excréments desséchés peuvent souvent entraîner en clinique les situations suivantes : ① Le patient ne peut absolument rien avaler et ne peut même pas supporter de sentir une odeur désagréable, cela est dû à l’évaporation vers le haut du qì des excréments. ② Il y a des douleurs périombilicales paroxystiques qui indiquent une transmission intestinale et des selles sèches qui ne s’évacuent pas. ③ Le patient a des urines difficiles, et des selles tantôt difficiles, tantôt faciles. Lorsqu’elles sont difficiles, il y a en même temps une dyspnée précipitée, une tendance à la perte de conscience, et une incapacité à rester couché. Le fait qu’elles soient faciles, c’est que ce qui n’est pas noué s’écoule sur le côté, cela ne signifie pas que l’obstruction ait disparu et la difficulté à aller à la selle répond à une situation réelle d’occlusion intestinale. ④ En plus des excréments desséchés noués à l’intérieur, il y a des troubles oculaires avec vision trouble, il s’agit alors d’un auto-empoisonnement, le corps est chaud et transpire beaucoup, la déshydratation est imminente. Après une sudorification, si l’abdomen est encore plus plein et plus douloureux, c’est que « sans eau, le bateau ne bouge pas ». Ces situations correspondent toutes à des syndromes nécessitant une purgation encore plus urgente.
Tous les syndromes d’excréments desséchés sont rebelles et difficiles à évacuer., attaquer les excréments desséchés, c’est de plus souvent une urgence vitale. On ne peut donc pas être aussi patient que pour de simples selles dures. Dès que l’on a la certitude qu’il s’agit d’excréments desséchés, même s’il n’y a pas de fièvre en marée concomitante, il faut utiliser Dà Chéngqì tāng.
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